
Aujourd’hui, j’ai parcouru 32 kilomètres et plus de 1 300 mètres de dénivelé.
Toute la journée, j’ai marché sur les crêtes. Le paysage était magnifique, mais le soleil ne m’a pratiquement jamais laissé de répit. Il n’y avait presque pas d’ombre. Même en s’arrêtant quelques minutes, la chaleur continuait de taper.
Les deux dernières heures en forêt ont presque ressemblé à un luxe.
Au milieu de cette journée, j’ai partagé plusieurs kilomètres avec Momo, Kader et Stéphane.
Nous avons marché, discuté, ri. Avant de partir, ils m’ont glissé 20 euros dans la main.
Un geste simple, mais qui m’a touché.
Puis est venu le moment de chercher où dormir.
Je frappe à une première porte.
Dès les premiers échanges, je sens quelque chose. Les réponses sont hésitantes. On me dit oui… puis non… puis à nouveau oui.
Je décide malgré tout d’entrer.
Une vingtaine de minutes passent.
Je suis là, avec mes affaires, sans vraiment savoir où me mettre. Personne ne me montre où dormir, personne ne me propose de poser mon sac ou simplement de souffler.
Puis une personne de la famille vient me voir.
Elle m’explique qu’elle ne se sent pas à l’aise à l’idée qu’un inconnu passe la nuit dans la maison.
Je comprends.
Je récupère mon sac et je repars.
Il est près de 19 heures.
Finalement, je pousse la porte d’une auberge.
Le patron m’écoute quelques minutes, réfléchit… puis me propose la chambre du personnel.
Une douche.
Un lit.
Un toit.
Rien de luxueux.
Mais ce soir, c’est largement suffisant.
Aujourd’hui, je retiens surtout une chose.
Quand un doute s’installe dès les premières minutes, il faut savoir l’écouter.
Toutes les portes ne s’ouvrent pas.
Et parfois, celle qui s’ouvre un peu plus loin est finalement la bonne.