
Ce matin, je pars de chez Charline, gardienne d’un refuge, qui a fait en sorte que je puisse avoir une place pour la nuit dans un autre refuge où son mari travaille également. Une nouvelle fois, une rencontre en entraîne une autre.
Cette fois, j’ai la certitude d’avoir un lit pour dormir. En échange de la nuitée et du repas du soir, je donne un coup de main à l’équipe : plonge et service.
Ça me permet aussi de découper mon étape dans ce dernier massif des Alpes avant Briançon, de prendre mon temps et surtout de profiter encore un peu de la montagne, sans chercher à forcer.
Au refuge du Montabord, je découvre aussi tout ce qu’on ne voit pas forcément derrière le fonctionnement d’un refuge : préparer les petits-déjeuners, les repas du midi et du soir, les pique-niques, nettoyer les chambres et les sanitaires, entretenir les lieux… Un véritable travail en coulisses pour permettre aux randonneurs de vivre leur aventure.
Et finalement, cette rencontre avec Charline me permet de vivre cette expérience à mon tour.
Depuis le début, les rencontres semblent se répondre les unes aux autres. Une personne m’ouvre une porte, qui m’en ouvre une autre. Comme un fil rouge qui continue de se tisser au fil de la traversée.