
Aujourd’hui, je quitte Briançon et les Alpes, direction Grenoble, puis Monestier-de-Clermont, où je vais faire une pause de deux nuits pour permettre à mon corps de souffler après cette longue traversée des montagnes.
Je pars avec l’intention de faire du stop. Une première dame me prend rapidement et m’avance d’une dizaine de kilomètres. Elle me donne surtout un conseil : garder le sourire, même lorsque les voitures ne s’arrêtent pas.
Je continue, et à peine cinq minutes plus tard, une voiture s’arrête. À l’intérieur, un homme âgé d’origine italienne qui descend jusqu’à Grenoble. Il me propose de m’y déposer sans faire de détour. Nous allons finalement passer près de deux heures ensemble sur la route. On s’arrête même à un col, à environ 1 500 mètres d’altitude, pour faire une pause. Il m’offre une bière, on discute de tout et de rien, avec de la musique italienne et brésilienne dans la voiture.
Ce sont ces moments-là que j’aime dans le stop : on ne sait jamais qui va s’arrêter, ni ce que cette rencontre va devenir.
Une fois arrivé à Grenoble, changement total d’ambiance. Après plusieurs semaines dans les montagnes et les petits villages, je me rends compte que je ne suis plus vraiment habitué aux grandes villes. Tout va vite, il y a énormément de stimulation, du bruit, du monde, et avec la chaleur, je ressens encore plus cette différence.
Je me fais ensuite récupérer pour rejoindre Monestier-de-Clermont, où j’ai de la famille. Cette fois, je pose enfin mon sac. Deux nuits pour dormir, récupérer et laisser mon corps souffler avant de repartir.
Demain sera donc mon deuxième jour off depuis le début de cette aventure.