
Ce matin, je pars de Cucuron. Than, la cheffe du restaurant où j’avais demandé de l’aide la veille, se lève très tôt et a pu me déposer en voiture pour que je puisse continuer mon chemin.
Je passe ensuite ma journée sur les crêtes du Luberon. Les paysages sont magnifiques, mais en arrivant à La Bastide-des-Jourdans, l’ambiance change. Je commence à faire quelques maisons et je sens rapidement beaucoup de réactions négatives : de la méfiance, de la fermeture, et surtout peu de disponibilité envers ma démarche.
Je continue malgré tout. Un deuxième lotissement ne donne pas beaucoup plus de résultats. Je fais encore plusieurs maisons, sans vraiment trouver de solution.
Puis, devant un café, je croise un jeune avec une casquette. Je décide de lui demander directement s’il connaît quelqu’un qui pourrait m’aider. Il me répond simplement que son père n’est pas là et que, du coup, il peut m’accueillir lui-même.
Et voilà comment je me retrouve chez Thorgal pour la nuit.
Thorgal a lui aussi beaucoup voyagé, notamment en Asie, et il comprend complètement ma démarche. Il me dit d’ailleurs que ça ne l’étonne pas que j’aie eu du mal à trouver quelqu’un ici : selon lui, les gens du coin sont plutôt fermés et méfiants.
Je me retrouve donc finalement chez quelqu’un qui comprend exactement ce que je suis en train de faire, après avoir passé une bonne partie de la journée à me heurter à l’inverse.
Le soir, Thorgal me demande de lui montrer mon documentaire sur le trail. On le regarde ensemble et on passe finalement une très bonne soirée.
Encore une fois, après plusieurs portes fermées, c’est une rencontre totalement imprévue qui finit par changer la journée.